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CONGREGATION BOUDDHISTE VAJRAYANA "KAGYU RINTCHEN TCHEU LING" Décret du 23 oct. 2002 - J.O. N° 254 du 30 oct. 2002 Kagyu rintchen tcheu ling - Kagyu yi-ong tcheu ling
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> L'école Kagyu ou école de "la tradition orale" |
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| "Dans le bouddhisme, que ce soit au Japon, au Laos, au Cambodge, au Vietnam, en Thaïlande, en Birmanie, à Sri Lanka, en Corée, en Chine ou au Tibet, tous les enseignements et toutes les pratiques du dharma ont les mêmes fondements, de sorte que les pratiquants des différentes écoles sont tous frères. Au Tibet plus particulièrement, huit lignées majeures coexistent, mais de nos jours quatre principales demeurent en tant qu'écoles ; ce sont les Sakya, Gelug, Nyingma et Kagyu. Chacun transmet la parole immaculée du bouddha au travers de lignées d'érudits et d'accomplis qui sont comme de l'or pur. Elles transmettent un dharma authentique, non corrompu, qui peut conduire les êtres à la libération de l'existence cyclique et à l'ultime réalisation spirituelle. (...) Je les considère impartialement, chacune étant bénéfique à celui ayant à son égard les affinités spécifiques provenant de connexions antérieures. Toutes insistent sur la discipline découlant du dharma, comme moyen d'obtenir un changement radical des nos attitudes habituelles et comme base pour cheminer vers l'état de bouddha. |
Arbre de la lignée Kagyu |
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Ci-dessous : Le XVIe Karmapa, avec Kalou Rimpotché, Le Taï SItoupa, Gyaltsab Rimpotché, Pawo Rimpotché,.Jamgoen Kontrul Rimpotché, Lama Gyaltsen,..Bokar Rimpotché. |
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Au sein de l'école Kagyu [lignée -gyu- issue de la parole - ka-], l'accent est particulièrement mis sur la pratique méditative. En outre, "l'approche la plus caractéristique de l'école Kagyupa est certainement celle des Six yoga de Naropa et du mahamoudra, transmis de manière ininterrompue depuis le Bouddha Vajradhara" [Kalou Rimpotché]. Cette école a été fondé au Tibet au XIe siècle par le traducteur Marpa, ayant reçu son enseignement de Naropa qui lui-même transmit ceux de son maître, le yogi indien Tilopa. Selon la tradition kagyu, ce dernier reçut directement sa transmission par révélation directe du Bouddha Vajradhara. Il existe plusieurs subdivisions procédant toutes des grands maîtres anciens Marpa, Milarépa et Gampopa, et différant légèrement dans les instructions et méthodes d'approche, le choix des textes de base pour les transmissions. "La manière d'exprimer les choses est différente, mais le sens reste identique." Kalou Rimpotché [Bouddhisme ésotérique, Claire Lumière, 1993]. L'autorité suprême de l'école Kagyupa est représenté par le Gaylwa Karmapa. |
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La tradition bouddhiste tibétaine est particulièrement riche par le fait que les enseignements du Bouddha ont été entièrement préservés dans leur intégralité et ont subit le commentaire de méditants qui les ont pris à cur et les ont mené à bien dans leur propre courant de pensée. La lignée Kagyu, basée sur la transmission orale et sur la pratique, a grandement contribué à cet héritage spirituel issu du Bouddha Sakyamouni, gardant intact le courant de réalisation et de bénédiction transmis de maître à disciple, notamment, à travers la réalisation et les enseignements de pratiquants hors du commun, tels que Marpa Lotsawa, son maître Naropa, Tilopa, Jetsun Milarepa, Gampopa lequel, enfin, légat son héritage au Premier Karmapa, Dusum Khyenpa, premier tulkou ou corps démanation reconnu comme tel (les émanations sont des êtres accomplis depuis de nombreuses existences mais qui reprennent naissance volontairement par la force de leurs souhaits et de leur compassion). Depuis ce temps, la lignée Kagyu est dirigée par les diverses réincarnation du Gyalwa Karmapa considéré par tous les enseignants Kagyupa comme lincarnation et la source de toutes les bénédictions de la lignée. Né en 1985, Sa Sainteté Orgyen Trinley Dorjé, le XVIIe Karmapa a été intronisé en septembre 1992 devant vingt mille pèlerins en son siège de Tsurphu (Tibet). Après avoir fait une partie de son éducation au Tibet, cest depuis janvier 2000 en Inde, terre de refuge, quil poursuit sa formation. Le Karmapa réside actuellement à Dharamsala, au monastère de Gyuto Ramoche (Inde). Quand le Karmapa n´est pas en déplacement ou occupé officiellement il continue son cycle d´étude et de méditation à l´Université Monastique de Gyuto avec les plus grands Maîtres Kagyu dont les principaux responsables pour ses études sont : son Éminence Sitou Rinpoché, Gyaltsab Rinpoché, Thrangu Rinpoché ainsi que Tenga Rinpoché et Tsultrim Gyaltso Rimpotché. Le mot « Karmapa » signifie « celui qui accomplit lactivité (de bouddha) ».
Le
Tai Situpa est issu d'une branche de la tradition kagyu dont la lignée
remonte au bodhisattva Maitreya, disciple du Bouddha. Il est l'un des
deux régents du Karmapa. Le titre en tant que tel-Taï Situpa-
a commencé à être décerné sous les
Ming à partir du XVe siècle avec Chokyi Gyaltsen. Il signifie
"Le Grand Maître inébranlable et qui atteint le lointain,
le détenteur de l'ordre" [Kuang Ting Tai Situ]. Né
en 1954 et appartenant à une famille de fermiers, les détails
de sa naissance ont tout à fait concordé avec la prédiction
du XVIe Karmapa. Dès 6 ans, les conditions politiques au Tibet
le forcent à se rendre d'abord au Bouthan, puis à rejoindre
le Karmapa au monastère de Rumtek (Sikkim). C'est ainsi qu'il
reçoit du représentant suprême de la lignée
kagyu et d'autres nombreux maîtres placés sous sa direction
tous les enseignements et initiations de la tradition. A 22 ans, en
1975, il commence à assumer ses fonctions en fondant le projet
du monastère de Shérab Ling, à la requête
des disciples tibétain établis dans le Nord de l'Inde.
Cinq ans plus tard, il exécute une première tournée
en Europe et n'a de cesse de visiter depuis les centres de l'Amérique
du Nord, d'Europe et d'Asie du Sud-Est, enseignant la philosophie et
la méditation non seulement à l'attention des bouddhistes
mais aussi des autres confessions ainsi que des organisations humanitaires.
Son premier retour au Tibet est effectué durant l'hiver 1984.
Dans le but de palier au besoin spirituel des fidèles, invité
par un nombres stupéfiant de monastères de plusieurs traditions,
il dispense alors enseignements et initiations devant parfois 100 000
personnes et dans des zones aussi isolées que le monastère
de Palpung.
Gyaltsab Rimpotché est le second régent du Karmapa. Il assure, tout comme le Taï Situpa, l'instruction du chef de la lignée kagyu. Il réside en son monastère de Raloag, au Sikkim. |
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Le XVIIe Karmapa, Orgyen Trinley Dorjé
Gyaltsab Rimpotché |
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| Son Éminence Kyabjé Kalou Rimpotché fut lun des grands maîtres spirituels de notre temps qui compte parmi les plus célèbres enseignants du bouddhisme en occident. Né au Tibet oriental en 1904, il sest très vite révélé comme un être peu ordinaire. Il reçoit de son père les premiers éléments de son éducation puis entre au monastère de Pelpoung. Une remarquable facilité pour la compréhension et lassimilation des textes sacrés lui permet dacquérir très jeune le titre de Khempo (Docteur en philosophie). A seize ans, il accomplit la traditionnelle retraite de trois ans et reçoit de Lama Norbou Teundroup les différentes transmissions des écoles anciennes et nouvelles. A vingt cinq ans, il choisit de se consacrer totalement à la pratique et devient un yogi solitaire pendant douze ans. De retour dans le cadre monastique, vers trente sept ans, la renommée de sa réalisation le fait appeler « Maître de méditation des retraites de trois ans » du monastère de Pelpoung. Il établit en Inde, à Sonada, sa résidence principale et le siège de la tradition Shangpa-Kagyu. Cest à cette époque que les premiers occidentaux ly rencontrent. Devenu lun des maîtres spirituels les plus hautement tenus en estime par toutes les traditions tibétaines, particulièrement réputé pour sa réalisation et son enseignement des yogas spirituels et des ultimes pratiques du mahamoudra et de dzogchen, il dispense une infatigable activité et sera, dans les années qui vont suivre, invité par S.S. le Karmapa pour enseigner aux détenteurs de sa lignée. A linstigation de S.S. le Dalaï Lama et de S.S. le Karmapa, il part à la découverte de loccident. Il consacre notamment les vingt dernières années de sa vie à mettre le bouddhisme vajrayana à la portée des occidentaux et fonde ainsi de nombreux centres, dont Kagyu Rintchen Tcheu Ling (1975), des centres de retraites et des stupas. Maîtreparfait, détenteur de lultime réalisation, Son Éminence a manifesté au plus haut niveau la sagesse universelle et la compassion qui sont lessence des enseignements du Bouddha. Cest en grande partie grâce au rayonnement de son influence spirituelle et à lampleur de son activité que le bouddhisme sest largement répandu dans le monde occidental. Le 10 mai 1989, S.E. Kyabjé Kalou Rimpotché a quitté son corps. Lama Seunam Tsering, présent à son chevet jusques dans ses derniers instants a eu le grand privilège de recevoir ses dernières pensées et recommandations. Son maître laisse derrière lui un immense héritage spirituel quaujourdhui ses principaux disciples perpétuent. | ||||||||||||||
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Le 17 septembre 1990, une fleur de forme parfaite souvre pour la première fois à Darjeeling (Inde). Kalou Rimpotché renaît sans causer la moindre douleur à sa mère. De nombreux signes notables, prodigieux et entièrement positifs surviennent à sa naissance, tel son monastère de Sonada, surmonté dune calotte de nuages arc-en-ciel. Déjà, quelques fidèles protecteurs de son incarnation à venir se sentent particulièrement joyeux, à la fois dans leur corps et dans leur esprit, par la simple vue du visage de lenfant. A partir de ce moment, la nouvelle se répand de tous côtés : « la réincarnation de notre maître spirituel est née ! » Lenfant se comporte lui-même naturellement dune manière dépassant celle des enfants de son âge. Sa plus grande joie est par exemple de jouer avec les divers instruments des rituels. Grandissant, son caractère se révèle paisible, discipliné et tout à fait courageux ; il ne fait alors aucun doute à tous quil a cultivé antérieurement la pacification de lesprit. Lorsquen juillet 1992, il est invité en France dans les centres fondés par sa précédente incarnation, les disciples et bien dautres personnes qui lont rencontré ont été stupéfaits et emplis de dévotion par sa présence. En décembre de la même année, il fait son premier pèlerinage à Bodh-Gayâ,. Le 25 février 1993, Son Éminence Yangsi Kalou Rimpotché a été intronisé lors dune profonde et complète cérémonie dinvestiture. Actuel détenteur des lignées Shangpa et Dagshang Kagyu, il parfait son éducation au monastère de Mirik (Inde) auprès du Vénérable Bokar Rimpotché et de Son Éminence Gyaltsab Rimpotché (régent de Sa Sainteté le XVIIe Karmapa) qui lui transmettent toutes les instructions et les initiations. Son Éminence nous a fait à trois reprises lhonneur de sa visite, en 1992, 1994 et 1996. Nous pourrons avoir l'honneur de le recevoir à nouveau lorsqu'il aura terminé son cycle traditionnel d'études.
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......Son Eminence Yangsi Kalou Rimpotché |
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Né dans une famille de nomades près du monastère de Bokar en 1940, Bokar Rinpoché fut reconnu à quatre ans comme la réincarnation du précédent Bokar Rinpoché par le XVIème Karmapa. Il entra dans le monastère pour y commencer ses études et entre douze et quatorze ans, il étudia à Tsurphu sous la direction personnelle du Karmapa. Très jeune, il prit la direction du monastère de Bokar près du Mont Kailash. En 1959, il s'enfuit du Tibet et rejoignit le Karmapa à Rumtek, au Sikkim. C'est en Inde qu'il rencontra S.E. Kalou Rinpotché et devint son disciple principal. En 1967, il commença sous sa direction une première retraite de trois ans à Sonada sur les six yogas de Niguma, dans la tradition Shangpa Kagyu. Il la fit suivre d'une seconde retraite de trois ans, toujours à Sonada, cette fois-ci sur les six yogas de Naropa. À sa sortie de retraite, Kalou Rinpoché le nomma responsable des centres de retraite de Sonada, et le Karmapa le chargea de ceux de Rumtek. Bokar Rinpoché a également fondé un centre de retraite à Mirik, dans la région de Darjeeling, en Inde, plus spécialement voué à la pratique de Kalachakra. Il a eu pour disciple principal Khempo Deunyeu, qui l'a suivit dans ses divers déplacements. Bokar Rimpotché a effectué ses premiers voyages en Occident en compagnie de Kalou Rinpotché. Il a fondé quelques centres, notamment en France (en Provence [Centres de Lama Tcheuky], dans les Cévennes [Kagyu Yi-Ong Tcheu Ling en 1990 - conjointement à sa bénédiction, Rimpotché avait donné l'initiation de Milarépa en demandant pour samaya - engagement sacré - que sa pratique soit faite toutes les pleines lunes]), et a organisé chaque année un séminaire retraite en Inde pour ses étudiants occidentaux, à Bodhgaya. Nous avons eu l'honneur de recevoir sa visite lors de la bénédiction des travaux du temple de Montpellier par Kalou Rimpotché (1987), et pour la consécration du temple qu'il a mené à la demande de Lama Seunam Tsering en août 1990. Par ses remarquables qualités et sa profonde réalisation, Bokar Rimpotché est le fils spirituel de Kalou Rimpotché et le détenteur de la lignée Shangpa Kagyu. Nous gardons le souvenir de son extrême bonté et de sa grande douceur. Lors du décès de Kalou Rimpotché, Bokar Rimpotché, Lama Gyaltsen et Khempo Lodreu Deunyeu (15 mai 1989) déclaraient au sujet de leur maître : "Au travers des enseignements de Rimpotché et de notre compréhension du dharma, nous savons que tous les phénomènes composés sont impermanents et que, la où nous rencontrons vraiment notre lama, c'est dans la nature ultime de l'esprit. Le lama n'a jamais été séparé de nous et ne le sera jamais. Il nous reste à être fidèles à l'esprit que Rimpotché nous a transmis par son exemple, son enseignement et ses conseils. Ceci, nous pouvons le faire en déposant notre peine et en nous réjouissant des dons que nous avons reçus de son infinie bonté, en gardant la pureté de nos engagements et de nos liens vajra et en cultivant les qualités d'un être éveillé telles qu'il nous les a si clairement démontrées. Tout ceci, faisons-le en même temps que nous prions Rimpotché du fond du coeur de reprendre rapidement un corps humain et de revenir parmi nous". Considéré par ses pairs comme l'un des plus grands maîtres de méditation actuels, Bokar Rimpotché a quitté son corps le 17 août 2004, donnant à cette déclaration une résonnance d'une force saisissante. Par ce départ soudain, le monde de la spiritualité, le bouddhisme tibétain et la lignée kagyu sont endeuillés. Il appartient maintenant à ses disciples de péréniser la profondeur et la pureté de ses enseignements dans l'attente de son retour proche parmi nous pour que son activité se poursuive. |
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